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Le bouton « j’aime » de Facebook en dit long sur ses utilisateurs selon une étude anglaise

Hand drawing a thumbs up sign with the word Like on a blackboard with white chalk.

Une étude britannique affirme qu’il est possible d’en apprendre beaucoup sur les internautes en fonction de leurs clics sur les boutons « j’aime » de Facebook, notamment sur leur race, leur âge, leur sexualité, leur orientation politique et même sur leur quotient intellectuel.

Les chercheurs travaillant sur cette étude, publiée lundi 11 mars aux Etats-Unis, ont conçu des algorithmes qui permettent de créer des profils de personnalités révélant potentiellement des informations personnelles et intimes des utilisateurs de Facebook.

Des algorithmes très précis

Ces modèles mathématiques sont exacts à 88% pour déterminer la sexualité des hommes et à 95% pour distinguer entre les Noirs et les Blancs aux Etats-Unis. Chrétiens et Musulmans ont été correctement identifiés dans 82% des cas.

Ces algorithmes ont aussi pu extrapoler des informations permettant de déduire l’orientation sexuelle, si l’utilisateur se droguait ou encore si ses parents étaient divorcés.

Ces données peuvent être exploitées à des fins commerciales pour cibler des campagnes de publicité ou de marketing mais elles peuvent aussi révéler des informations très personnelles, souligne David Stillwell de l’Université de Cambridge (Royaume-Uni), un des co-auteurs de cette recherche parue dans les Comptes-rendus de l’Académie américaine des sciences (PNAS).

Des goûts très stigmatisants

Il relève que les mêmes informations pourraient être obtenues en utilisant d’autres données numériques des moteurs de recherche, des courriers électroniques et à partir aussi de téléphones portables. Pour cette étude, les chercheurs ont examiné 8.000 utilisateurs de Facebook aux Etats-Unis, qui ont été volontaires pour utiliser le bouton « j’aime », fournir leur profile démographique et participer aux tests psychométriques.

Les prédictions s’appuient dans une large mesure sur des déductions à partir d’énormes quantités de données. Ainsi l’homosexualité est induite non pas parce que les utilisateurs cliquent sur des sites gays mais en fonction par exemple de leurs préférences musicales et des émissions de télévision qu’ils regardent.

Les personnes avec un quotient intellectuel (QI) élevé aiment le plus souvent des émissions politiques satiriques ou le film classique américain « Du silence et des ombres » (To Kill a Mockingbird) ou encore « Le parrain ». Ceux avec de bas QI préféraient dans cette étude les chanteurs Harley Davidson et Bret Michaels du groupe de rock Poison, populaire dans les années 80, selon ces chercheurs.